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Gavarnie et le Pyreneisme

Centenaire de la mort de Célestin Passet 1845-1917

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Guide Célestin Passet 1845-1917

Célestin Passet 1845-1917
Centenaire de la mort de Célestin Passet 1945-1917 - [Une page sera prévue à cet effet.]

Célestin Passet, agriculteur, est né à Gavarnie en 1845.
C'est incontestablement le plus célèbre des grands guides des Pyrénées et de surcroît le préféré d'Henri Brulle et d'Henry Russell.
Un palmarès qui regroupe environ quatre-vingts "premières" !
La famille Passet est un véritable vivier de guides :
Laurent, Hippolyte et Henri ont écrit eux aussi les grandes pages du début de l'histoire du Pyrénéisme.
Son exploit est l'ascension du couloir de Gaube le 6 août 1889... où devant Henri Brulle, de Monts, Jean Bazillac et son collègue François Bernat-Salles, il taille plus de 1300 marches avec "Fleur de Gaube", le piolet de Henri Brulle.
Il y a un plus de cent ans, le terrible couloir de Gaube était vaincu pour la première fois...
Événement majeur de l'histoire du pyrénéisme, cette ascension fut réalisée sous la conduite d'un guide de Gavarnie, grimpeur doué et prestigieux, Célestin Passet.
Étonnante carrière...
Le 6 août 1889, vers le soir, la cordée d'Henri Brulle, Bazillac et de Monts, avec les guides François Bernat-Salles et Célestin Passet,
arrive sous le célèbre bloc coincé du couloir de Gaube, "fascinante et provocante cheminée de neige et de glace ouverte dans la paroi nord du Vignemale, vertigineuse et haute de 600 mètres", ainsi que le décrit Henri Brulle.

"Nous passâmes là deux grandes heures, anxieux, grelottants et immobiles sur les marches qui s'effritaient peu à peu,
tandis que Célestin s'acharnait inlassablement à tailler sur le mur un impossible escalier.
La situation était grave...
Mais Célestin n'avait pas dit son dernier mot.
Avant de s'avouer vaincu, un peu reposé, il voulut tenter une dernière chance, et contre toute espérance,
nous attendant chaque instant à le voir se renverser sur nos têtes, nous le vîmes à notre inexprimable joie poser son genou sur la crête du mur."

Ainsi se termine victorieusement cette ascension extraordinaire pour l'époque, et aujourd'hui encore considérée comme très difficile et rarement réussie.
Cette première couronnant la carrière lumineuse d'un guide hors pair, Célestin Passet.

Le dernier livre de François Labadens sur Célestin Passet: (en dépôt vente au Gîte Oxygène)
http://www.monhelios.com/?fond=produit&id_produit=214&id_rubrique=5

dictionnaire français patois francois pujo

Dictionnaire français – occitan - occitan – français.
Patois de Haute Bigorre


Pierre, Simone et François Pujo


Présentation accessible à tous, hors des sentiers de l’académisme,
de mots, expressions et proverbes, essentiellement de la Bigorre des gaves,
en double entrée : française et occitane.

A noter aussi quelques textes de chansons plus ou moins connues.


La vie au village de Gavarnie

Par Jany Vergez-Bellou

Gavarnie, un regard sur le village durant les années 1935/1950, d'après: Jany Vergez-Bellou.

La période décrite ci-après se rapporte aux année 1935/1950 et tente de fixer bien modestement quelques repères pour les générations qui n'ont pas connus cette époque. Merci pour leur aide à Jean Adagas et Armand Pujo.

Le village est érigé en commune en 1897 en même temps que Gèdre.
Toponymie:
Gavarnie: ce nom pourrait signifier : endroit élevé situé à l'intérieur (d'après M. Lavedan dans sa monographie: "les vallées du Barège").

 

Les hospitaliers

bâtirent les premières maisons du village de Gavarnie

Quelques dâtes:
Peu d'informations antérieures au XVIII ème siècle, sur les débuts de Gavarnie:
d'après des documents existants c'est au cours du XIV ème siècle que sont signalés les premières propriétés privées.
Toutefois vers 1200 l' Hospital de Gavarnie existait à l'emplacement approximatif de l'hôtel du Taillon, le pré existant se nommait en patois:
"Eth prat dé Hospitau". On peut penser que les hospitaliers bâtirent les premières maisons du village.
En 1524 on note le pillage de l'hôpital de Gavarnie par les Aragonais.
On trouve une relation de voyage, peu flatteuse d'un auteur inconnu qui commence par ces mots: "Ce misérable village..."

L'église du village de Gavarnie

Eglise des hospitaliers de Saint-Jean

Elle n'a pas changé depuis la fin du XVI ème siècle; elle a été réhabilitée en 2001, les peintures notamment. A l'extérieur les deux sapins qui avaient été plantés de part et d'autres du monument aux morts ont été abattus, dégageant les abords ainsi que la plaque sur laquelle sont inscrits les noms des villageois mort à la guerre.
Un oratoire se dresse près de cette plaque.
Dans les années qui nous intéressent il y avait un prêtre attaché à la paroisse de Gavarnie; la vie religieuse était beaucoup plus intense que de nos jours (ce n'est pas propre à Gavarnie).
Il y avait le catéchisme que suivaient tous les enfants du village, il y avait la messe, chaque dimanche fréquentée par tous les femmes et un grand nombre d'hommes, ces derniers toujours à la tribune sauf pour les obsèques d'un proche auquel cas, les hommes se plaçaient en bas côté droits, revêtus d'une grande cape noire fermée par une boucle métallique, et les femmes à gauche, mais pour ces dernières le vêtement ne changeait guère de celui des dimanches ordinaires, c'était le capulet noir.
Evidemment les messes étaient dites en latin et les enfants de choeurs revêtaient la soutane rouge et le surplis blanc, sauf pour les enterrements ou la soutane étaient noire.
Certaines fêtes prenaient un aspect plus festif, et tout d'abord la messe de minuit à Noêl, tout le village y assistait et les hommes y chantaient d'autant plus volontiers qu'ils avaient joués à la belote en attendant minuit et, forcément, cela donnait soif...

Depuis le Xème siècle, le pays TOY était sous la gestion et protection du comte de Bigorre, mais bénéficiait d'un statut particulier, de chartes et de fors.
Ils étaient propriétaires de leurs terres... tout le terrain, droit de pacage pour le bétail et celui des étrangers, les eaux , forets, bois , herbages... droit de coupe, de vendre,de chasse, de pêche...
La Bigorre étant vassale de la couronne d'Aragon, c'est tout naturellement que le pays TOY eut des accords intimes avec les vallées aragonaises de Broto ...
Un Accord de "lies et passeries" liait dans un pacte inaliénable de non agression et de maintien de commerces ces 2 vallées.
Le Port de Boucharo devint un lieu d'échange et de passage très fréquenté.
Pas étonnant qu'il fut très fréquenté par les pèlerins allant vers Compostelle.

Au XVème siècle, l'accès difficile de la vallée, en fera une base de repli de routiers qui écumaient tout le Lavedan et le Piémont.
Les frères Jean de Béarn et Pierre Arnaud de Béarn, de leurs châteaux de LUZ et de Lourdes rançonnaient tous ceux qui se réclamaient du comte de Foix ou du Roi de France.
C'est le comte de Clermont, qui avec des volontaires de la vallée, et l'armée royale, en 1404, prit d'assaut le château Sainte-Marie pour réduire les agissements des 2 frères. Auger de Cohitte, un homme de la vallée d'Argelès mena l'assaut du château et furent récompensés de leur bravoure.

Le Pays TOY suivit les destinées de la Bigorre, et lorsque celle-ci entra dans la maison FOIX-BEARN, le pays TOY s'y trouva incorporé, puis intégré au royaume de France lorsqu' Henri IV intégra au royaume tous ses territoires.
Mais la Révolution entraina la disparition de tous les privilèges, les années charnières dans l'histoire du Pays TOY seront les années 1750.
En effet, une route sera tracée en 1744 ( projet de Jacques Maruquette) dans les gorges de Pierrefitte et construite aux seuls frais des habitants de Barèges.
Elle aura pour conséquence le désenclavement du Pays TOY toute l'année.

Le désenclavement du Pays TOY:
Citons l'introduction du site "le Tramway Pierrefitte-LUZ" assez significative sur le sujet : (ce sont des LUZIENS qui parlent)
L'accès à notre vallée et notamment aux bains de Barèges, se fit longtemps par Bagnères et Campan via le Col du Tourmalet mais il existait aussi un petit sentier par les gorges de Pierrefitte.
Vauban, envoyé sur les lieux par Louis XIV à l'occasion de l'arrivée de Monseigneur le Duc de Maine et Madame de Maintenon, trouva les escarpements de ce sentier trop difficiles et les aménagements très coûteux.
Il fallut attendre 1733 pour que des travaux améliorent ce sentier (le chemin devait avoir une largeur de 3 toises, chacune de 6 pieds d'environ 0,32 chacun soit au total 5,80 m environ). La première voiture attelée arriva par ce sentier en 1744. Cette route si redoutée et repoussée par les valléens, devint petit à petit la principale voie de communication et d'échange avec la plaine.
En 1858, on commença la rectification du tracé entre les ponts de «la Escala» et «d'Enfer» en taillant la route dans la partie rocheuse de la rive droite. Les travaux durèrent 5 ans et ainsi, depuis le Pont de Soulom jusqu'au Pont de la Reine, on resta uniquement sur cette rive.

Vers la fin du 19e siècle (9 juin 1895) il fut décidé de prolonger la ligne ferroviaire Lourdes-Pierrefitte (1871) pour accéder à Luz mais aussi à Cauterets.
Le choix d'un tramway s'imposa face aux difficultés géographiques.
Les deux lignes furent déclarées d'utilité publique le 24 juillet 1895 et la Compagnie des Chemins de Fer à Traction Électrique de Pierrefitte-Cauterets-Luz, dite PCL était constituée le 31 Août 1895.
Les travaux commencèrent et la ligne fut inaugurée le 1er février 1901 Le tramway resta en service jusqu'en 1932.
La voie fut installée sur toute sa longueur sur la Route Nationale 21 (sauf pour le tunnel).
Elle franchissait le gave de Cauterets à Soulom, puis à Villelongue le gave de Luz.
La voie longeait le gave rive droite. Ensuite elle pénétrait sous un tunnel de 390 mètres de long à l'endroit où la gorge est la plus étroite. Suivant toujours la route nationale, elle remontait la vallée du gave jusqu'au pont de la Reine Hortense au kilomètre 9 qu'elle franchissait puis retraversait au pont de Pescadère, juste après Saligos et arrivait, en suivant la route bordée de magnifiques peupliers italiens, en gare de Luz, sur la commune d'Esquièze à 711 mètres d'altitude pour un trajet de 12 kilomètres environ parcourus en 50 minutes.

Les temps modernes:
Le XIXème siècle verra le développement du tourisme thermal, le passage des hommes connus de cette période tels Victor Hugo, Lamartine , Chateaubriand etc .. Mais la venue de Napoleon III et de la princesse Eugénie seront bénéfiques à LUZ et au pays TOY. ( nouveaux thermes, Pont Napoléon, chapelle Solférino,etc...) .
Les rapports avec l'Aragon se sont atténués, le pays TOY regarde vers le nord.
Le développement touristique l'été,le thermalisme, et les stations de skis l'hiver ont transformé le pays TOY de plus en plus orienté vers le tourisme.
En 1936 , Barèges deviendra la 1ere station de ski, puis ce sera la création des stations de GAVARNIE et de LUZ-ARDIDEN générateurs d'emplois.


Sources:
http://vppyr.free.fr/pages_transversales/voies_lavedan/lavedan_pat07_gavarnie.php

 

Un village et ses traditions

Au rythme des fêtes et des pèlerinages

Pour Pâques, on habillait, suivant le temps les filles et les garçons de vêtements neufs; c'était aussi l'occasion de manger l'omelette, parfois aux mousserons et l'agneau Pascal.
Pour les Rogations des reposoirs étaient dressés en divers endroits du village, décors de fleurs des champs et c'était ensuite la procession du Saint Sacrement, Monsieur le Curé portant l'ostensoir suivis des enfants de choeurs.
C'est à cette occasion qu'étaient bénies les petites croix en bois "éra santa crous de may" qui étaient ensuite plantées dans les prés et clouées sur les portes des granges: elles étaient censées protéger des calamités naturelles. Vieille survivance de paganisme.
Il y avait des messes à N-D des neiges et le pèlerinage à Héas.
Enfin, surtout, il y avait la présence permanente de "Moussut Curé" dont le rôle social et éducatif était, avec le catéchisme, important et complémentaire de l'enseignement dispensé par l'instituteur. Il faut citer les noms de ces prêtres qui font partie (à un certain moment) de la vie du village:
les abbés Andiolle, Gaillardou, Porte, Vigneau et Vincent Fouchou.

Les fêtes de village tenaient aussi une place importante dans la vie communautaire.
A Gavarnie, c'est la Saint Jean; c'était l'occasion d'inviter la famille pour un repas de fête préparé avec soin par la maîtresse de maison qui mettait tout son point d'honneur à ce que les invités sortent de table satisfaits et repus.
Le gâteau traditionnel était la croustade. Ces fêtes locales permettaient ainsi de se regrouper, les familles étant souvent dispersées dans le canton:
ainsi à la Saint Mathieu c'était à Gèdre, à la Saint André à Luz Saint-Sauveur, à la Saint Nicolas à Esquièze...

La vie rurale

jusqu'aux années 50

Jusqu'aux années 50, à l'exception des hôteliers, tous les habitants du village vivaient en auto-subsitance.
Chaque famille possédait d'une à plusieurs vaches, d'où le lait, le beurre et le fromage; presque tous ajoutaient aux vaches, des moutons qui étaient, pour une partie, vendus à Luz lors de la foire de la Saint-Michel, et c'était l'occasion de régler ses dettes chez les commerçants: boulanger et épicier principalement.
Evidemment il y avait les ânes et les chevaux, en moyenne 3 bêtes par famille.
Ces montures étaient louées aux touristes et aussi aux séjournant des hôtels pour la promenade du Cirque.
C'était une source d'argent liquide permettant les achats courants. Une autre source de revenus était fournie par les guides de montagne (voir plus loin).
La possession de ce bétail demandait une grande quantité de fourrage pour la nourriture d'hiver par conséquent chaque parcelle était soigneusement fauchée et, lorsque cela était possible, les pentes étaient débarrassées des petits arbrisseaux et ceux-ci remplacés par de l'herbe.
Des endroits très difficiles d'accès étaient fauchés, le faucheur parfois encordé !
Certains fauchés à la combe du Sécugnac (un accident mortel survint en ces lieux lors du transport d'un fagot de foin), d'autres encore montaient jusque sur les flancs de l'Astazou et bien d'autres encore qui prirent tous les risques, c'était une question de survie...

 

La vie paysanne du village

Captage d'eau et rigoles d'irrigation

Les rigoles d'irrigation, pour la plupart en ruine aujourd'hui, ont demandé un travail colossal, avec pour tout outil la pioche, la pelle et une barre de fer.
Toute la rive gauche de la Ribère Dessus était irriguée par de l'eau du gave des Tourettes!
En rive droite l'eau était captée sur le Barrancou du Paiha via le Barrancou d'Allans et se déversait dans le ruisseau, près du camping La Bergerie chez Sacaze.
Ces systèmes hydrauliques relativement complexes empêchaient les débordements intempestifs comme c'est parfois le cas maintenant.
Pour les quartiers d'en bas, l'irrigation se faisait à partir du gave de Holle, enfin la Ribère Debat était irriguée par les gaves d' Ossoue (par chez Jarré) et par Saugué.
On notera que seuls les Tourettes, Holle et Ossoue sont des "gaves", les autres sont des "Barrancou".
Chaque propriétaire avait ses heures d'irrigation et s'il dépassait son temps le suivant ne manquait pas de le rappeler à l'ordre!
Cette recherche constante de foin donnait au paysage un aspect de "jardin":
prairies fauchées, rigoles d'arrosage entretenues, murs de clôtures également entretenues.
Le paysage n'avait pas cet aspect de quasi-abandon qu'il présente aujourd'hui où l'on voit presque partout, la forêt reprendre des parcelles durement défrichées, des murs écroulés, des rigoles bouchées ou disparues.
Pour la nourriture d'été le bétail montait à l'estive et les bergers allaient environ une fois par semaine leur porter du sel et s'assurer qu'il n'y avait pas de malades, ou blessés.
Certaines familles restaient sur place, dans la grange d'estive, pour surveiller le bétail, descendre le lait au village où il était vendu, et enfin pour faucher et récupérer ainsi (encore et toujours) le précieux fourrage.

Elevage et alimentation

Froment, blé noir et sarrazin.

Evidemment chaque maison possédait ses poules et lapins, et, je n'oublie pas l'essentiel: le cochon sans lequel il n'y aurait ni garbure, ni jambon pour les casse-croutes, ni graisse pour la cuisine.
En outre le cochon avait une "fonction sociale", sa mise à mort était l'occasion d'une entr'aide de voisins à voisins que l'on ne trouve plus aujourd'hui.
Les hommes étaient chargés de la mise à mort et du dépeçage.
Pendant ce temps, les femmes s'activaient en cuisine pour préparer les boudins, saucisses et autres pâtés sans oublier la délicieuse "pout du cochon" que l'on dégustait avec un morceau de boudin frit, c'était un régal absolu.
Bien évidemment tout ce travail donnait soif et le vin de chez "Baget" ou celui de "Dupont" n'était pas compté... mais bah!
Ce n'était pas pèle-porc tous les jours, quoique ces festivités pouvaient durer de familles en familles près d'un mois.
Les légumes provenaient du jardin que chacun cultivait près de la maison.
Certaines familles cultivaient également des pommes de terre, en quantité suffisante pour assurer "la soudure" avec la récolte suivante.
On trouvait aussi un peu de froment, du blé noir et du sarrazin.

 

La coupe

Le bois, indispensable!

Gavarnie 1900

Sous ce titre énigmatique se cache une réalité indispensable à la vie de chaque jour: le bois.
En effet presque tout le monde utilisait le bois pour faire cuire les aliments et pour se chauffer; sans bois pas de vie possible c'est pourquoi, dans leur grande sagesse et afin d'éviter abus et chicaneries, les autorités avaient mis en place le système de coupe "affouagère".
Chaque famille représentait "un feu", (d'où le nom).
Ce système consistait attribuer un lot de bois sur pieds par "feu". cette attribution se faisait par et sous l'autorité du service des "Eaux & Forêts".
Au mois d' octobre les hommes partaient "à la coupe" , la plupart du temps au bois du Pailha et passaient leur journées à abattre, débiter et transporter le bois.
Travail très pénible car les engins mécaniques n'existaient pas et tout se faisait à l'aide de hache, de scie et le transport à dos d'âne.
Le mauvais temps parfois, rendait le travail encore plus difficile.

Les guides

Passet, Pujo, Bernat-Salles, Castagné

On peut dire que chaque famille actuelle a eu, parmi ses ancêtres, au moins un guide.
Marcel Lavedan dans sa monographie "les vallées du barège" ouvrage irremplaçable pour qui veut comprendre le Pays Toy,
signale un quarantaine de guides et porteurs nés entre 1842 et 1877 d'après les indications du Club Alpin Français, section Sud-Ouest (Bordeaux).
On peut citer les Passet, Pujo, Bernat-Salles, Castagné et bien d'autres.
Le travail de ces guides, qui avait débuté avec la découverte du pyrénéisme avec: Russel, Packe, Brulle et tant d'autres plus anonymes, a été rendu possible,
en grande partie, grâce à la clientèle des hôtels du village.
Tous ces guides des débuts du Pyrénéisme de difficultés eurent un digne successeur, dans les années de l'immédiat après guerre, en la personne de Georges Adagas
(1920-1987) dernier guide de Gavarnie.

 

Guide à Gavarnie au XIXème ?

Grâce à la clientèle des hôtels du village.

Il n'était pas concevable que l'on puisse entreprendre seul, la moindre course en montagne,
d'où la nécessité de louer les services d'un guide, parfois d'un porteur.
Le rituel était immuable; par l'intermédiaire de l'hôtelier tel ou tel guide était prévenu et se présentait à l'hôtel à l'heure convenue,
pour débattre avec le client du tarif de la course et informer ce dernier des difficultés de l'ascension.
Ces formalités accomplies rendez-vous était pris pour le lendemain, ou tel autre jour.
Généralement les mêmes clients, revenants d'une année sur l'autre, louaient les services du guide qui les avait accompagnés l'été précédent.
Ainsi chaque guide se constituaient peu à peu sa clientèle. Une autre activité des guides (tout du moins certains d'entre eux) était la chasse.
En effet une clientèle anglaise louait les services d'un guide et de porteurs pour, durant une quinzaine de jours, chasser l' isard.
C'était ce qui s'appelle "joindre l'utile à l' agréable"!
Certains même iront accompagner ces messieurs en Tunisie, chasser la perdrix...

Henri Russel

Le Vignemale - Une vie pour les Pyrénées

Henry Russell, né en 1834 à Toulouse (Haute-Garonne) et mort en 1909 à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), est un pyrénéiste franco-britannique.
C'est un des pionniers de la conquête des Pyrénées.

Henry Patrice Marie, comte Russell-Killough
, est le fils d'un père irlandais installé à Pau, et d'une mère française, née de Grossoles-Flamarens, originaire du village de Flamarens, en Gascogne.
À l'âge de 23 ans, il habite Pau et entreprend son premier voyage lointain, en Amérique du Nord.
En 1858, à partir de Barèges, il ascensionne le pic de Néouvielle, l'Ardiden et trois fois le mont Perdu.
En 1859, il entreprend son second voyage lointain qui dure trois ans. Il se rend à Saint-Pétersbourg, Moscou, Irkoutsk, Pékin. Il traverse deux fois le désert de Gobi, descend le fleuve Amour. Il séjourne à Shanghai, Hong Kong, puis se rend en Australie et en Nouvelle-Zélande. Il passe enfin une année en Inde et revient par Le Caire et Constantinople. À partir de 1861, il se consacre à l'exploration des Pyrénées.
Seul, ou avec ses guides il effectue d'innombrables ascensions, réalisant une trentaine de premières. Il vit d'une fortune personnelle et des rentes de ses placements bancaires.
Il est surtout connu pour ses ascensions au Vignemale où il monte pour la première fois le 14 septembre 1861 avec le guide Laurent Passet.
Le 19 août 1864, à Gavarnie, il fonde avec Farnham Maxwell-Lyte, Charles Packe et Émilien Frossard la première société de montagnards : la société Ramond.
En 1868, il monte au Vignemale pour la seconde fois avec Hippolyte Passet. Pour sa troisième ascension, il effectue la première hivernale le 11 février 1869 avec Hippolyte et Henri Passet. C'est la première grande ascension hivernale effectuée en Europe.
Il veut passer des nuits en montagne. Pour cela, il adopte l'invention de son aîné et ami Charles Packe, que celui-ci a utilisée en 1860 : un « sac de couchage » fait de peaux d'agneaux cousues. Le 26 août 1880, il passe une nuit à la belle étoile au sommet de la Pique-Longue (il n'a pas encore son sac de couchage et il souffre du froid malgré sa nature endurante). Il envisage alors l'aménagement des grottes, car il pense que toute autre construction serait inesthétique et malvenue.
Il fait creuser sept grottes de 1881 à 1893. Le 1er août 1882 la première grotte est achevée; c'est la villa Russell, située à 3 205 m d'altitude, au col de Cerbillonna (3 m de long, 2,5 m de large et 2 m de haut). Russell habite sa grotte pendant trois jours. Le 12 août 1884, il la fait bénir ainsi que le Vignemale.
En 1885, il fait creuser la seconde grotte (celle des Guides) puis en 1886 la troisième, celle des Dames. Il y reçoit ses amis et de nombreux visiteurs, avec libéralité mais un confort relatif. Une visite de ses amis Brulle et Bazillac, qui dressent une tente sur le glacier, avec des tapis d'orient et une profusion inaccoutumée d'accessoires (« il y avait même des vaporisateurs »), lui vaut une réputation de luxe extravagant qu'il ne mérite pas tout à fait.
Le 5 décembre 1888, il demande au préfet des Hautes-Pyrénées de lui accorder la concession du Vignemale (200 ha entre 2 300 et 3 300 m).
La location annuelle est fixée à 1 franc sur 99 ans et débute en janvier 1889.
Le glacier recouvrant ses grottes, trois autres seront creusées 800 m plus bas, à la base du glacier (2 400 m) : les grottes Bellevue. La dernière, la grotte du Paradis, est creusée à quelques mètres sous le sommet de la Pique-Longue.
Il monte pour la trente-troisième et dernière fois au sommet du Vignemale le 8 août 1904.
Un des grands sommets pyrénéens, dont il a réalisé la première ascension en 1865, situé à l'extrémité est du massif de la Maladeta (point culminant : l'Aneto), porte son nom : le pic Russell (3 205 m).
Il est inhumé au cimetière de Pau.
Les guides Passet sur wikipédia

 

Guides ou futurs guides?

Sauvetage en montagne et terrains périlleux!

En 1938 Gavarnie accueillit Roger Frison-Roche jeune guide arrivant de Chamonix, non encore auréolé de sa gloire d'écrivain ("Premier de cordée ne paraîtra qu'en 1941).
Il venait faire, à l'usage des guides locaux, des démonstrations de sauvetage en montagne et terrains périlleux.
Il avait choisi pour cela les parois du Mur de la Cascade, escalade réputée des plus difficiles en ces années,
ou le comble de l'audace, pour le montagnard moyen, était l'ascension du Piméné ou de la Brêche de Roland avec guides...
Premier sujet d'étonnement pour les guides locaux, il grimpait en chaussures souples genres "basket".

Les guides ou futurs guides qui participèrent à ce stage étaient pour:
- Gavarnie: Henri Castagné, Georges Adagas et Grégoire Trescazes.
- Barèges: Joseph Vignolles, Jacques Fourtine dit "Nini".
- Cauterets: Louis Batan, François Boyrie, Léopold Pont, Joseph Laplagne et Michel Pouts.
Cette année 1938 vit aussi la mort, aux Gourgs Blancs, de Jean Arlaud qui est enterré au cimetière du village.

En photo sur l'actuel parking du gîte "Oxygène" à Gavarnie :
Armand Charlet lors d'une formation ENSA sur le mur du Cirque années 1950.

Henri Fedacou Raconte

Henri Fédacou raconte la vie montagnarde dans un village des Pyrénées au début du siècle

Georges Adagas

Digne successeur des guides de Gavarnie

Georges Adagas
Gavarnie (1920 - 1987)

Fils et petit-fils de guides, il apprend traditionnellement le métier en accompagnant son père.

Il est d'une nouvelle école, faisant siennes les techniques de l'escalade apprises en suivant en 1938 un stage de technique alpine du CAF du Sud-Ouest encadré par Roger Frison-Roche.

Passeur du réseau Andalousie pendant la dernière guerre, après être un guide diplômé d'Etat en 1947,
il devient guide-moniteur à l'UNCM-UCPA, et fonctionnaire de Jeunesse et Sports, détaché au Parc National.

Positions permettant à cet élu local, ainsi qu'il le raconte, de nouer suffisamment de contacts pour réaliser la station de ski des Espécières.

(1971).

 

Les hôtels et auberges

Hôtel des Voyageurs

L' auberge Bellou, dont en 1789 un certain Monsieur Saint-Amans trouve les lits "détestables" se transforme en hôtel en 1860 et devient:
L' Hôtel des Voyageurs".
Le 24 juillet 1807, la Reine Hortense séjourne à l'Hôtel des Voyageurs.
De passage entre Cauterets et Luz par la Hourquette d'Ossoue, elle écrira dans ses mémoires qu'elle a passé à Gavarnie " une des plus heureuses nuits de sa vie ".
Le 21 avril 1808, soit 9 mois après cette " nuit heureuse ", arrivait au monde celui qui deviendra Napoléon III dont on sait de quelle manière il s'intéressa au Pays Toy. Reste le mystère de sa paternité : une personne de la suite royale ou…un Gavarnien ?
C'est en 1860 que l'auberge se serait transformée en hôtel sous la forme que nous connaissons actuellement. Toute fois le linteau de la porte indique 1863. Quelle est la date exacte ? La construction a-t-elle été faite en deux parties ?
Cet hôtel abrita de nombreux voyageurs de passage venant admirer le cirque ou découvrir la montagne. Il était aussi le lieu de rendez-vous des pyrénéistes et était fréquenté par toute l'élite montagnarde de l'époque, conquérante des grands sommets pyrénéens et découvreurs du milieu montagnard.
C'est dans ses locaux que fut conçue le 19 août 1864 la Société Ramond, société "savante"qui sera à l'origine de la création de l'observatoire du Pic du Midi dont l'étude du projet débuta en 1867.
Parmi les fondateurs de la Société Ramond, toujours existante à Bagnères de Bigorre, nous trouvons Emilien Frossard et ses fils, Charles Packe, le Comte Henri Russell et par la suite le Dr Costallat, Célestin-Xavier Vaussenat et le Colonel Nansouty (il devient général en février 1869 - Son nom complet : Charles-Marie-Etienne Champion Dubois de Nansouty)
Durant tout le XIXème siècle, de nombreux et riches étrangers s'y succédèrent.
Nous pouvons dire qu'en 1860 - 1863, l'Hôtel des Voyageurs fut le premier hôtel moderne de Gavarnie.
Pendant la dernière guerre, les allemands s'installent à Gavarnie pour surveiller les passages vers l'Espagne.
En 1942, au moment de l'occupation de la zone Sud, ils réquisitionnent l'Hôtel des Voyageurs pour en faire leur caserne.
Et puis, après guerre, le tourisme a évolué. La clientèle, même modeste, attendait un autre standing.
La tristesse c'était abattue sur ce quartier de Gavarnie qui, jadis, était un peu le poumon du village. L'histoire s'était endormie avant de partir en fumée avec tous ses souvenirs et la richesse de son histoire ce matin du jeudi 28 décembre 2006. Louis Dollo.

Les hôtels

Grand hôtel du Vignemale

L’hôtel du Vignemale est construit en 1905.

Mieux placé (vue directe sur le cirque), plus confortable et inauguré par Russell lui-même, Il est destiné à une clientèle aisée.
Il est une des raisons du déclin de l’hôtel des Voyageurs car il devait recevoir dans un maximum de confort,
tous les grands de ce monde qui fréquentaient, surtout à la Belle Époque, cette région.

Tombé en désuétude pendant quelque temps, il a été repris et modernisé en 1989.

 

Les hôtels

Hôtel du Marboré

Dans le même temps vers 1900 sera construit aussi l'Hôtel du Marboré.
Chaque hôtel avait sa propre centrale hydroélectrique pour l'éclairage et donc, le bien-être des clients.
Ces usines allaient du simple système "au fil de l'eau" dans le style des anciens moulins,
aux plus élaborés avec canal de dérivation de l'eau du gave et conduite forcée.
Certaines maisons, situées sur le trajet du transport de l'électricité, bénéficiaient ainsi d'un peu de ce confort.
L'électrification du village ne surviendra qu'en 1942.

Les hôtels

Hôtel du Cirque

Ancienne "Auberge du Cirque", Benjamin Vergez-Bellou l'a transformé en hôtel en 1900.
Le téléphone arrivera en 1902!
Napoléon III et l'impératrice Eugénie qui venait en cure thermale dans la région,
rendirent ces lieux très à la mode durant la seconde moitié du XIX ème siècle.

Le tourisme et le thermalisme se développèrent.
Aujourd'hui, la tradition touristique du XIX ème siècle est toujours respectée: des visites à dos de mulets y sont proposées pour conduire les touristes du village de Gavarnie à "l'Hôtellerie du cirque".

Pyrénéisme et sciences

 

Pyrénéisme et sciences

Première carte des Pyrénées réalisée en 1719

Sur la première carte des Pyrénées réalisée en 1719 par les militaires, l'emplacement du cirque est occupé par un lac imaginaire!
Cette méconnaissance des Pyrénées suscita l'attrait des premiers naturalistes de la seconde moitié du XVIII ème siècle qui entraîna par la suite,
la curiosité des premiers voyageurs.
La fréquentation des lieux est stimulée par la construction des routes qui desservent les stations thermales de Luz Saint-Sauveur et Barèges en 1744.
La desserte de Gavarnie fut réalisée en 1762.

A Gavarnie les premiers touristes sont attirés par la "cataracte" et les ponts de neige;
on ne parle pas du cirque.
Ce fut grâce aux scientifiques de la fin du XVIII ème siècle que l'on commence à en parler.

Franz Schrader

Le géographe

François Shrader, dit Franz, naît à Bordeaux en 1844. Dès son plus jeune âge, il est très doué pour le dessin.

C’est à 22 ans qu’il découvre les Pyrénées et c’est un vrai coup de foudre qui va changer sa vie. En 1872, il réalise une carte sur la région de Gavarnie et du Mont Perdu. Il décide alors de se lancer à fond dans le métier de topographe et fabrique lui-même ses instruments de mesure.
Il est le premier à fabriquer des cartes détaillées.
En 1880, il devient directeur de la cartographie chez Hachette et il éditera de nombreuses cartes et des atlas de plus en plus détaillés.
Il était aussi un grand peintre, son œuvre compte plus de mille pièces, peintures, gravures et dessins.

« Quand la montagne vous a pris le cœur, tout vient d’elle et tout vous y ramène » Franz schrader

Le 18 Octobre 1924, Schrader meurt. Depuis 1927, il repose au Turon de Courade à Gavarnie

 

Louis François Ramond

Le Pionnier

C’est bien loin des Pyrénées que Louis François Ramond a vu le jour en 1755 : à Strasbourg !
Secrétaire du cardinal de Rohan, il découvre les Pyrénées en 1787 alors qu’il accompagnait son maître en cure à Barèges. Il aime marcher et il s’émerveille devant la beauté des paysages. Durant cet été 1787, il parcourt une grande partie des Pyrénées centrales, il racontera cette aventure dans un livre appelé « observation faite dans les Pyrénées ».
La botanique le passionne et il répertorie plus de 800 espèces (une fleur porte d’ailleurs son nom, la ramondia). Devenu professeur de sciences naturelles à l’école centrale de Tarbes, il en profite pour approfondir sa connaissance des Pyrénées : dans ses carnets d’expédition, il note tout : plantes, alpinisme, minéraux, poésie, tout l’intéresse ! En 1797, il monte une expédition au Mont Perdu et conquiert pour la première fois son sommet. Cette expédition est racontée dans son livre « voyages au Mont Perdu ». En 1827, cet infatigable explorateur et ce grand amoureux des Pyrénées meurt à Paris. Quelques années plus tard, d’autres pyrénéistes fondent la société Ramond afin de lui rendre hommage. Cette association de montagnards édite entre autres choses, de nombreux écrits sur les Pyrénées.

Ramond de la Carbonnières

La ramondia

Né en 1755, Louis-François Élisabeth Ramond de Carbonnières est connu dans les Pyrénées sous le nom de Ramond et une fleur porte d’ailleurs son prénom: la ramondia.
Ramond est souvent venu dans notre vallée et il est beaucoup resté à Barèges (de mai à décembre) à partir de 1793 jusqu’en 1806. Il était accompagné parfois de sa soeur Rosalie et du Cardinal de Rohan.
Sa promenade favorite était d’abord de monter au Pic du Midi afin de voir de face et de loin le Néouvielle, le Marboré etc... Ensuite, des guides l’accompagnaient et il faisait de nombreux croquis de montagnes, de sommets, il étudiait les plantes ainsi que les problèmes d’altimétrie. la ramondia.
A cause de ses recherches sur l’altitude et de sa nomination de préfet du pays de Dôme à partir de 1806 il sera surnommé le préfet-baromètre après avoir été d’abord professeur de sciences naturelles à l’école centrale de TARBES jusqu’en 1800 et député des Hautes-Pyrénées ensuite.
Ramond a beaucoup parcouru les sommets Pyrénéens et il est allé jusqu’au Mont-Perdu (année 1802). Il lui arrivait même de dormir dans les fenils des granges mais il n’aimait cependant pas trop les granges des bergers parce qu’il les trouvait souvent sales et trop enfumées.
Ramond à travers tous ses écrits a permis de faire connaître et aimer les Pyrénées.
Il est mort en 1827 et il est enterré au cimetière Montmartre à Paris.

 

Le Général Nansouty

La tête dans les étoiles

Charles Champion du Bois de Nansouty, un ancien général, mis à la retraite anticipée pour avoir refusé de tirer sur la foule, fut à l’origine d’une grande aventure scientifique : l’observatoire du Pic du Midi.
En 1873, il installe un station météo au col de Sencours, 300 mètres sous le Pic.
En 1878, avec l’aide de l’ingénieur Célestin Vaussenat, il lance le chantier de l’observatoire du Pic qui sera terminé en 1882.
Après sa carrière militaire, Champion de Nansouty s’intéresse à la conchyliologie, à la géologie et à la paléontologie.
Il n’est pas parmi les fondateurs, le 19 août 1864 à l’Hôtel des voyageurs du Cirque de Gavarnie, de la société Ramond, société savante et de montagnards, où sont Charles Packe, Émilien Frossard, le comte Henry Russell et par la suite le Dr Costallat, Célestin-Xavier Vaussenat, mais il en sera le président de 1865 à sa mort. À partir de ce groupe de personnes est lancé le projet d’études à partir du Pic du Midi de Bigorre. Célestin-Xavier Vaussenat se charge de trouver les fonds nécessaires à ce projet.
Nansouty restera huit ans au col de Sencours, en contrebas du Pic du Midi de Bigorre où il fait des observations météorologiques de routine dans une station météorologique provisoire installée en 1873.
Le 14 décembre 1874 il doit quitter les lieux. Une plaque commémorative est posée en 1974 au col de Sencours pour la première et dernière retraite du Général et ses hommes en ce lieu inhospitalier.
Le 31 décembre 1875, il est rejoint par Roger de Monts pour fêter le nouvel an au sommet du Pic du Midi de Bigorre. De là vient la vocation de Roger de Monts pour les ascensions hivernales.

Dictionnaire français – occitan / occitan – français

Patois de Haute Bigorre

dictionnaire français patois francois pujo

Dictionnaire français – occitan occitan – français.


Patois de Haute Bigorre
Pierre, Simone et François Pujo


Auto-édition, 2015, 309 p.
Présentation accessible à tous, hors des sentiers de l’académisme, de mots, expressions et proverbes, essentiellement de la Bigorre des gaves, en double entrée : française et occitane.

A noter aussi quelques textes de chansons plus ou moins connues.